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Initiatives

Katmandou, Népal

Open Cities Project : une cartographie des risques

Une cartographie des infrastructures et des équipements, une application mobile pour signaler les problèmes et un système cartographique interactif pour informer le public des projets dans les quartiers.

Katmandou a bénéficié en 2012 d’un partenariat entre le gouvernement central et Global Facility for Disaster Reduction and Recovery géré par la Banque mondiale pour améliorer la prévention et la préparation aux risques sismiques. Le projet promeut l’utilisation de données ouvertes au service de la résilience urbaine. Il permet de numériser le cadre bâti, le réseau de voirie et autres équipements critiques, et de caractériser leurs vulnérabilités à un aléa donné pour pouvoir ensuite organiser les interventions nécessaires.

Des étudiant·es et des résident·es ont été mobilisé·es pour créer une carte de la vallée sur OpenStreetMap. La collecte des données a été effectuée en mettant en place des mécanismes de crowdsourcing Crowdsourcing L’« externalisation ouverte » en français consiste en l’utilisation des informations, de la créativité, de l’expertise ou de l’intelligence d’un grand nombre de personnes par l’intermédiaire d’une plateforme. Dans une approche économique, il peut s’agir de distribuer un grand nombre de tâches à moindre coût. Dans une approche collaborative, sociale ou altruiste, il s’agit de faire appel à des réseaux spécialisés ou au volontariat du grand public pour collecter ou traiter de l’information. et en formant une communauté locale de volontaires : la première année, plus de 2 300 personnes ont participé aux ateliers de formation.

Différents dispositifs ont été mis en place :

  • une cartographie des infrastructures et des équipements (hôpitaux, écoles, routes d’évacuations) ;
  • une application mobile qui permet aux citoyens de signaler et de cartographier les dysfonctionnements urbains (trous dans la chaussée, dépôts de déchets illégaux…) ;
  • un système cartographique interactif qui permet d’informer le public des programmes et projets dans les quartiers.

Lors du séisme de 2015, cette équipe a centralisé les informations via une plateforme en ligne (Quake) pour répertorier les besoins des personnes affectées et coordonner les actions de sauvetage et humanitaires entre organisations de la société civile, groupes de volontaires et protection civile. La technologie Ushahidi (envoi des informations par SMS par l’application ou par la géolocalisation d’appels vocaux) a également été mobilisée pour localiser les victimes.

Une ONG locale, Kathmandu Living Labs, a été accompagnée pour assurer la gestion et la maintenance du dispositif et assurer la formation des contributeur·trices sur le long terme.

http://www.opencitiesproject.org/cities/kathmandu/

À retenir

  • Des outils techniques gratuits ont été mobilisés pour cartographier l’existant et contribuer à améliorer la réduction des risques de catastrophes.
  • La coordination des différents acteurs est facilitée par les TIC. L’expérience est reproductible pour les municipalités qui peuvent impulser ce type de projet partenarial.

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